Making of partie 6. La mise en couleur.

Bonjour tout le monde.

Attention, parce qu’aujourd’hui, on s’attaque à un très gros morceau. Certainement l’étape de la création d’une BD qui prend le plus de temps. Cette étape c’est la mise en couleur de la BD.

Contrôle Z.

En ce qui concerne la série Thérébentine, Marcel colorie les albums par informatique en utilisant des logiciels comme Photoshop, Rebelle ou encore Clip Studio Paint, mais il y en a plein d’autres si tu cherches un peu sur le net. Chaque logiciel a ses spécificités et il faut le choisir en fonction de l’aspect et du traitement de la couleur que tu veux donner à l’album. Pour Sacré Graal et plus généralement pour Thérébentine, Marcel utilise Photoshop pour les bases de couleurs et Clip Studio Paint pour rehausser certaines scènes. Pourquoi Photoshop ? Parce que les couleurs de la série Thérébentine, mais c’est aussi le cas pour mon manga à moi que je fais, sont la plupart du temps des aplats, il y a très peu de dégradés ou d’effets texturés et dans ce cas le logiciel (ou l’appli) le plus adapté est Photoshop.

Photo de la tablette graphique avec la page un en couleur de l'album Sacré Graal de Thérébentine
Sans les contours, ça donne un p’tit coté impressionniste assez sympa.

Pas contrôle Z.


Ceci dit, si tu n’es pas équipé en informatique ou que tu préfères une méthode plus traditionnelle, tu peux bien évidemment colorier ta BD sur papier à l’aquarelle, la gouache ou l’acrylique. C’est tout à fait possible et c’est comme ça que les BDs se sont faites pendant très longtemps. Il faut faire attention, car ici l’erreur est rédhibitoire (surtout à l’aquarelle) et si tu te loupes, il n’y aura pas la possibilité de faire CTRL Z. Il faudra tout refaire. C’est pourquoi il est préférable de mettre en couleur sur un bleu et pas sur l’original.

Dessin de Wilfried avec un peintre en bâtiment
Si vous sous-traitez la mise en couleur, lisez attentivement le CV des candidats, sinon…

Linked In.

Comme je te l’ai dit plus haut, cette étape prend beaucoup de temps, de plus, tous les dessinateurs ne sont pas de bons coloristes (n’est pas Marcel Champion qui veut ! ) donc ils sous-traitent cette partie à de vrais coloristes dont c’est le métier. Là aussi, attention ! Il faut bien choisir son ou sa coloriste, sinon c’est vite la cata. Perso, moi j’ai voulu confier la mise en couleur de mon manga à moi que je fais à Polen, elle m’a foutu du rose partout, on était loin de l’ambiance apocalyptique que je cherchais. Donc prenez le temps de bien choisir.
Bon, on va laisser Marcel avancer tranquillement sur les couleurs de Sacré Graal et on se retrouve très rapidement pour la dernière étape de la création d’une BD. On voit le bout du tunnel. Courage !

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